menSonges  9’30’’, couleur, 2008


Cinéma et rêve sont nos deux rapports les plus fréquents avec l’illusion et le mensonge. Le rêve recompose le monde et le cinéma « rêve éveillé » interprète l’apparence des choses. L’art et le cinéma, comme détours par lesquels le rêve retrouve le chemin de la réalité, l’art et les rêves pareillement mensonges qui disent la vérité. Dans le chant IX de l’Odyssée, Ulysse, « prince des menteurs », débute le récit de son voyage. Provenant de traditions orales, l’odyssée conserve la trace d’un rêve archaïque, celui du retour contrarié et sans cesse différé vers les siens ou l’objet de son désir. La trace d’une errance parmi ses mensonges et ses illusions. Mensonge et rêve comme produits et véhicules bénéfiques de l’« errance de nos sens »

 

menSonges  9’30’’, color, 2008

 

Both cinema and dream are our most frequent link to illusion and lie. Whereas dream is reconstructing the world, cinema “waking dream” is interpreting the appearance of things. Art and cinema as a roundabout way through which dream finds the path to reality, art and dreams, same lies telling the truth. In the book nine of the Odyssey, Ulysses “prince of the liars”, begins the tale of his journey. Inherited from oral tradition, the Odyssey keeps the trace of an archaic dream, the dream of the thwart and ceaselessly delayed coming back close to his own kind or to his beloved one. The trace of wandering among his lies and illusions. Lie and dream as salutary products and vehicles of our “senses wandering”.