IRAE   5’25, 2017, noir & blanc, son stéréo, HD

La vidéo IRAE (colère en latin) entremêle mythes, croyances, récits.Images qui nous habitent, peuplent notre imaginaire, nous construisent. Images façonnées par nos rêves, l’art et nos désirs. La bande son, longue complainte, évoque l’absence, la douleur, le désir, l’attente, l’espoir, la colère.

Summary :

The video IRAE (anger in Latin) interwaves myths, beliefs, narratives.Images that inhabit us, populate our imagination, build us.Images fashioned by our dreams, art and our desires.The soundtrack, long lament, evokes absence, pain, desire, expectation, hope, anger.

IMMAGINE   9'14", 2015, noir & blanc et couleur, son stéréo, HD

La vidéo Immagine évoque l'histoire d'Eve et du fruit défendu. Le premier de nombreux récits de l'ancien testament dans lequel intervient la nourriture.
Un récit qui reprend des textes de cultures et de traditions immémoriales et évoque deux arbres extraordinaires dont les fruits ont le pouvoir de donner connaissance et immortalité.
Un récit édifiant, commun à toutes les religions, qui met en scènes les liens constants et indéfectibles entre religion et nourriture, entre nourriture et interdit, entre interdit et transgression, entre transgression et punition.
L'usage du secret, du mystère, du dogme et de la loi divine par les religions; toute une construction humaine d'un système d'entrave vis à vis de la faim légitime de savoir et de liberté.

​Summary :

The video Immagine is the story of Eve and the forbidden fruit. The first of many stories of the Old Testament in which food is involved. 
A religion story wich takes cultures and immemorial traditions texts and evokes two wonderful trees whose fruits are able to give knowledge and immortality. 
Cautionary tale, common to all religions, which sets scenes constant and unfailing links between religion and food, between food and prohibits, between prohibited and transgression, between transgression and punishment. 
The use of secrecy, mystery, dogma, and the divine law by religions. A human construction of a system of obstruction against the legitimate hunger for knowledge and freedom.

STORIA   6’45”, 2013, couleur, son stéréo, HD

Portés par un chant, images et fragments de récits s'entremêlent. Simulacre, rituel magique ou religieux, rituel de mort ou de passage, rien n'est explicite dans l'action qui se joue entre les personnages, entre l'extrême proximité et, en même temps, l'absolue distance qu'expriment gestes et corps.

Summary :

Carried by a song, images and fragments of narration intertwine. Simulacrum, magical or religious ritual, ritual of death or rite of passage, nothing is explicit in the action that deploys amongst the characters, between the extreme proximity and, at the same time, the absolute distance expressed by the gestures and bodies.

M.O.V.I.E.S   5', 2013, color, son stéréo, HD          For project '900  http://www.magmart.it/900/

Pour l'histoire, l'un des événements majeurs de 1975 restera la fin de la guerre au Vietnam. Pour le cinéma, le cinéma expérimental et l'art vidéo, l'année 1975 fut riche en oeuvres majeures de réalisateurs et d'artistes que j'admire particulièrement : Andreï Tarkovski, Artavazd Péléchian , Stanley Kubrick, Jonas Mékas, William Wegman et le plasticien Michel Journiac , inventeur de l'art corporel, dont la plus célèbre performance est une messe durant laquelle du boudin fait avec son propre sang servait pour communier à la place du pain.L'idée de réunir et de faire dialoguer ces oeuvres de 1975 s'est naturellement imposée à moi pour ce projet. Imbriquer des images de ces oeuvres avec l'intuition de trouver ou de créer par la magie du montage, des liens et des passages secrets entre ces oeuvres. J'ai découvert que toutes ces oeuvres avaient de merveilleux liens entre-elles. Des oeuvres si immenses que je n'aurai jamais osé me les approprier pour les détourner, avec un infini respect, sans le hasard et l'opportunité de cette proposition de travail sur l'année 1975. Une contrainte qui est devenue un cadeau, un réel bonheur.Heureux hasard également de travailler sur l'année 1975 pour un projet célébrant l'art vidéo car c'est cette l'année là que j'ai eu pour la première fois entre les mains une caméra vidéo. La première exposition d'oeuvres d'art vidéos d'artistes français à Paris eu lieu en 74 et je fais donc partie de la première génération d'artistes vidéastes français.La musique qui accompagne ce montage est pour moi l'une des plus fortes et originales créations musicales des années 70, le sublime "concert de Cologne" (Köln concert) que Keith Jarret enregistra en 1975.

Summary :

For the story, one of the major events of 1975 will end the war in Vietnam. For the cinema, experimental film and video art, the year 1975 was rich in works of major filmmakers and artists that I particularly admire: Andrei Tarkovsky, Artavazd Pelechian, Stanley Kubrick, Jonas Mekas, William Wegman and artist Michel Journiac, inventor of body art, the most famous performance is a Mass during which the rod makes with his own blood was used for communion instead of bread. The idea to gather and talk to these works in 1975 has naturally imposed on me for this project. Embed images of these works with the intuition to find or create the magic of editing, links and secret passages between these works. I discovered that all these works had a wonderful relationship with each other. Works so huge that I never dared me to divert appropriate, with infinite respect, no chance and the opportunity to work on this proposal in 1975. A constraint that has become a gift, a real pleasure. Serendipity also working on a 1975 project video art celebrating because this is the year that I've had for the first time in the hands of a video camera. The first exhibition of artworks videos of French artists in Paris took place in 74 and I am therefore part of the first generation of video artists French. The music that accompanies this set is for me one of the most powerful and original musical creations of the 70s, the sublime "concert in Cologne" (Köln concert) that Keith Jarrett recorded in 1975.

Le silence de la barque, le silence du fleuve, le silence des villes traversées, le silence des usines désertes, le silence après le fracas des bombes, le silence de la mort, le silence avant la catastrophe. Le silence à l'approche de la frontière, le silencieux passage des guerriers et des migrants. L'infini entre deux rives.

 

Summary :

The silence of the boat, the silence of the river, the silence of the crossed cities, the silence of the abandoned factories, the silence after the crash of bombs, the silence of death, the silence before the disaster. The silence at the approach of the frontier, the passage silencer of the warriors and migrants. The infinite between two shores.

MAGIA   6’30’’, 2010, couleur, son stéréo, HD

A young boy molds objects with clay that he then manipulates, combines and associates, in an obscure ritual. As the objects/representations he creates combine and develop a narrative, the fast alternation of images on the screen imbricate and shape images/apparitions that only the “lanterna magica” of cinema and the magic of editing allow. Magia means enchantment.

 

Summary :

Un jeune garçon façonne avec de la terre des objets qu'il manipule, combine et associe dans un rituel obscur. De même que les objets/représentations qu'il crée se combinent et développent un récit, l'imbrication par l'alternance rapide d'images sur l'écran façonne des images/apparitions que seule la lanterna magica du cinéma et la magie du montage permettent. Magia signifie enchantement.

Cinéma et rêve sont nos deux rapports les plus fréquents avec l’illusion et le mensonge. Le rêve recompose le monde et le cinéma « rêve éveillé » interprète l’apparence des choses. L’art et le cinéma, comme détours par lesquels le rêve retrouve le chemin de la réalité, l’art et les rêves pareillement mensonges qui disent la vérité. Dans le chant IX de l’Odyssée, Ulysse, « prince des menteurs », débute le récit de son voyage. Provenant de traditions orales, l’odyssée conserve la trace d’un rêve archaïque, celui du retour contrarié et sans cesse différé vers les siens ou l’objet de son désir. La trace d’une errance parmi ses mensonges et ses illusions. Mensonge et rêve  comme produits et véhicules bénéfiques de l’« errance de nos sens ».

Summary :
Both cinema and dream are our most frequent link to illusion and lie. Whereas dream is reconstructing the world, cinema “waking dream” is interpreting the appearance of things. Art and cinema as a roundabout way through which dream finds the path to reality, art and dreams, same lies telling the truth.
In the book nine of the Odyssey, Ulysses “prince of the liars”, begins the tale of his journey. Inherited from oral tradition, the Odyssey keeps the trace of an archaic dream, the dream of the thwart and ceaselessly delayed coming back close to his own kind or to his beloved one. The trace of wandering among his lies and illusions. Lie and dream as salutary products and vehicles of our “senses wandering”.

(EDEN)   6'40", 2004, couleur, son stéréo, HD

L’exploration des limites de notre monde sans cesse exile son centre - son Eden - comme la découverte des mécanismes de notre enveloppe corporelle a déplacé son centre du coeur vers le cerveau. 
La vidéo (EDEN) joue de collusions visuelles, de représentations véhiculées par diverses cultures, réminiscences de nos rêves, de nos mythes, de nos désirs, de nos espoirs et de nos peurs.

Summary :
The exploration of the limits of our world keeps exiling its centre - its Eden - just like the discovery of the workings of our body moved its centre from the heart towards the brain. 
The video (EDEN) toys with visual collusions, with representations conveyed by various cultures; they are reminiscences of our dreams, of our myths, of our desires, of our hopes and of our fears.